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Ce n'est pas la pire des religions (avec François Taillandier)
Ce n'est pas la pire des religions (avec François Taillandier) (2009, Stock) Genre : essai, dialogue Pages : 164
« Dans une époque qu'on dit marquée par le « retour du religieux », dans une société pourtant largement laïcisée qui semble devenue indifférente, sinon hostile, à ses racines chrétiennes, les auteurs de ce livre-conversation évoquent et approfondissent les cheminements de leur adhésion au christianisme. Des cheminements différents : l'un a retrouvé après des années d'éloignement la foi catholique de son enfance ; l'autre, à l'inverse, y a trouvé à vingt ans l'antidote au nihilisme d'époque.
Tous deux s'attachent ici à entendre le message de l'Église, trop souvent brouillé ou réduit à des aspects fragmentaires et polémiques. Ils témoignent chacun à sa manière que l'adhésion au dogme, loin d'être cette prison pour l'esprit si souvent dénoncée, est pour eux l'invitation à une réflexion libre sur l'individu, la vie sociale, l'histoire ; un moyen aussi d'échapper aux nouveaux conformismes d'un monde dont les idoles s'appellent production, consommation, technologie.
Ni bigots ni prosélyte, ils s'expriment en toute liberté à travers leurs expériences d'hommes sur une religion qui n'entend pas s'imposer par la peur et la culpabilité, mais prend en compte la personne humaine dans ses dimensions les plus authentiques et les plus secrètes. »
Extrait
« Il ne s'agit pas de se crisper sur une "identité" perdue, quête dangereuse et vaine. Mais si l'Europe porte des valeurs universelles - d'inspiration chrétienne, en grande partie -, elle doit surtout avoir l'humilité de reconnaître qu'elle les incarne de façon imparfaite. Elle ne doit pas pour autant dissoudre son être propre dans une abstraction ou mettre en danger son existence concrète. Finalement, elle doit accepter sa finitude politique et culturelle, assumer son art de vivre et sa manière de voir, sans sombrer dans l'attitude maniaco-dépressive qui est la sienne lorsqu'elle oscille entre l'arrogance et le mépris de soi-même. Elle n'en respectera que davantage les autres civilisations. »
Ce qu'ils ont écrit
« Il faut rendre grâce au journaliste Jean-Marc Bastière, lui-même écrivain, d'avoir suscité avec François Taillandier un haut dialogue qui se métamorphose en confession commune, au triple sens de l'intime partagé, du credo indivis et de l'espérance universelle.  Car cet ouvrage d'entretiens tutoie aussi l'époque. Et la rudoie au besoin. La rencontre vaut alliance et, une fois leurs itinéraires déclinés, pleins de surprises, Taillandier et Bastière s'emparent sans tarder des « sujets qui fâchent », dont la sexualité, la science, la culture, la France et l'Europe. Conversation brillante, enjouée, grave, mais qui participe d'un engagement neuf face au nihilisme ambiant : « Sommes-nous vraiment chrétiens ? », se demandent au final, avec humilité, les deux compères. Ni l'un ni l'autre ne serait théologien, s'étaient-ils excusés en liminaire. A tort. Car l'un et l'autre démontrent, par leur vécu, qu'il faut en finir avec le bête mensonge de « la pire religion au monde ». On est d'accord. »

(Jean-François Colosimo, Le Monde des Religions, mars-avril 2009)

« J'ai bien aimé le livre de conversations de François Taillandier et de Jean-Marc Bastière Ce n'est pas la pire des religions. Deux écrivains discutent fort librement de leur christianisme et de la façon dont celui-ci est malmené dans la culture contemporaine quand il n'est pas simplement ignoré. On n'a pas assez l'habitude de ce ton personnel où les choses sont livrées au fil de l'expérience réfléchie. […] Les deux interlocuteurs, Jean-Marc Bastière et François Taillandier possèdent un grand privilège, celui de la culture... C'est un avantage inestimable... »

(Le Journal de Gérard Leclerc, 3 janvier, France Catholique)

« A l'heure où le catholicisme, après quarante ans de ringardisation, connaît un retour en grâce et rallie de nombreux écrivains, ce dialogue se révèle des plus nécessaires : sincère,  il n'élude rien mais n'use pas non plus de la charge paradoxalement sulfureuse acquise par la Croix grâce aux nouveaux clercs athées. Ces deux écrivains longtemps éloignés de Rome parviennent à éclairer avec brio des problématiques liées au catholicisme sans jamais se raidir dans une posture militante ou réactionnelle. Ce qui n'empêche pas qu'Onfray, le Drumont de l'antichristianisme pour midinettes, en prend pour son grade. »

(Chronic'art)

« Les deux compères se lancent donc dans un dialogue spontané, patiné d'une solide culture. […] Pour chacun d'eux, être chrétien n'est pas un idéal, mais une aventure. Et se revendiquer catholique pratiquant aujourd'hui, c'est forcément manifester une liberté de penser »

(Claire Lesegretain, La Croix, 26 mars 2009)

« Un ouvrage inattendu. Il n'est pas si courant que deux intellectuels poussent si loin la réflexion sur le terrain de la spiritualité, en affichant leur foi mais sans prosélytisme. Une conversation sans concession d'autant plus utile que le système, comme l'écrivent les deux auteurs, s'est foutu en l'air sans avoir besoin d'ennemi ».

(L'Est Républicain, 4 mars 2009)

« Il est des textes écrits comme ça, comme en passant, mais qui ne font que mieux capter un moment de réalité. Ainsi de celui-ci, qui nous jette au milieu de la conversation de ces deux écrivains s'interrogeant sur ce qui a malgré eux saisi leur vie […] Il ne s'agit pas d'apologétique, mais de confidence mutuelle. Parce que la résurrection, confessons-le, ça nous travaille, ça nous renvoie même au ça le plus enfoui: le désir en nous que la chair ne soit pas que pour les vers ; le désir que la petite Yannick, morte à 14 ans de leucémie – alors que nous avons grandi, nous -, soit cachée quelque part pour d'impossibles retrouvailles... […] L'enjeu de ces entretiens, on le comprend, n'est pas de convertir. Il serait plutôt de susciter la contestation et la critique, mais une contestation qui ne se ferait plus dans le mépris facile, une critique qui ne se disqualifierait pas aussitôt par son ignorance d'un héritage évident. La sincérité de ces deux voix ne peut pas ne pas nous toucher.... »

(Fabrice Hadjadj, Le Figaro littéraire, 12 février 2009)

« Vif, dense et courageux, leur échange témoigne d'une conviction commune : la religion catholique est là pour redonner du sens à ceux qui se sentent perdus dans un monde devenu fou »

(Jean Sévillia, Le Figaro Magazine, 31 janvier 2009)

« Une discussion passionnante. Les deux hommes ont des parcours très différents. L'un, Taillandier, après avoir fait valdinguer la foi de son enfance se découvre au fil des années  de maturité comme un re-converti. L'autre, Bastière, nourrit depuis longtemps  la luminosité de son regard libre au soleil d'un christianisme dans lequel il distingue une réponse à ses ardentes aspirations spirituelles. Ils sont plutôt de gauche, avec l'œil critique que confère la lucidité.[...] Il y a des pages sublimes dans ce dialogue quasi à l'unisson. La ferveur de Bastière se marie à plaisir au verbe hérissé d'un Taillandier féru d'histoire, les deux pleins d'aisance et déployant des salves d'arguments en réponse à l'ignorance stupéfiante d'une époque imbécile. »

(Gwen Garnier-Duguy, La Nef, Février 2009)

« Sans tabou et avec une liberté de parole rafraîchissante, ils abordent les mêmes sujets qui fâchent... » (Christian Authier, L'opinion indépendante du Sud-Ouest, 30 janvier 2009) « C'est un signe des temps, du moins un signe que les temps changent » (Philippe Oswald, Famille Chrétienne) « Pour un nettoyage de printemps, lisez Taillandier et Bastière. […] Ce parcours leur donne de savoir ce qu'il y a dans la tête et le cœur de l'homme d'aujourd'hui, et de l'envisager avec la bienveillance d'hommes qui connaissent la question. Ils sont donc mieux équipés que le catho sociologique n'ayant jamais rien connu d'autre que son micro-milieu... »

(Patrice de Plunkett : le Blog, 15 janvier 2009)